Philippe Annocque

1 Jour 1 Portrait

Philippe Annocque n’arrête pas d’écrire. Il écrit n’importe quoi… Il écrit des livres qui ne se ressemblent pas et qui se ressemblent aussi : des histoires de quotidien, des histoires d’amour sans amour, des livres de souvenirs vrais et intenses ou absolument faux, des contes, des jeux vidéo… et à chaque fois il y a cette langue qui lui est propre qui a tendance à insister, à creuser, à reprendre, à saper. Philippe Annocque est un écrivain en quête qui roule sa bosse depuis un moment. Un Sisyphe, à la fois, sérieux, logique, érudit, sensible, mélancolique. [Pascale P.]

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J’aime écrire. C’est une réponse facile mais qui résume bien l’essentiel

Philippe Annocque

1. Avez-vous un nom d’artiste ou un surnom ? Qui êtes-vous ? Que faites-vous ? Dans quel lieu peut-on vous rencontrer ? Depuis combien de temps pratiquez-vous ? Votre famille partage-t-elle votre passion ou vos passions ?
Philippe Annocque. Je publie sous mon nom.

2. Quelle est l’anecdote qui vous a le plus marquée dans votre carrière ? Celle que vous citez le plus souvent ? Quel conseil donneriez-vous à une personne qui souhaite suivre votre parcours ?
Elle n’est pas joyeuse mais c’est sans aucun doute ce qui m’a le plus marqué. En 2015, à la publication de Pas Liev, chez Quidam, j’ai appris qu’Eric Chevillard, l’un des auteurs contemporains pour lesquels j’ai la plus grande estime, l’avait sélectionné pour sa chronique dans le Monde. Le jour de la parution de l’article, très élogieux, c’était le 13 novembre. Ce jour-là, beaucoup de gens sont morts, et mon filleul a été grièvement blessé (il s’en est quand même sorti, avec beaucoup de courage et toute mon admiration). Pas Liev reste sans doute mon meilleur roman, à mes yeux. Il y a des circonstances où la littérature est bien peu de choses. J’évite de donner des conseils, sauf celui de s’écouter vraiment, et d’être attentif aussi bien au monde qu’à ce qui se passe en soi.

3. Qu’aimez-vous le plus dans votre domaine ? Qu’est-ce-qui vous rend unique ? Quelle est la création/réalisation qui vous caractérise le mieux ? Quelles sont vos sources d’inspiration ? Quelles sont vos influences ? Quelle histoire (storytelling, accroche narrative) racontez-vous à vos interlocuteurs ?
J’aime écrire. C’est une réponse facile mais qui résume bien l’essentiel. L’extrême disparité de mes livres, une quinzaine aujourd’hui, c’est sans doute ce qui caractérise le mieux mon travail, et qui en rend parfois la publication difficile. Pourtant cette disparité n’est qu’apparente : au fond je dis toujours à peu près la même chose. Mes sources d’inspiration sont partout. J’ai quand même un goût prononcé pour les rêves et pour les sciences.

J’ai essayé de me débarrasser de toute influence avant de proposer quelque chose à la publication. Samuel Beckett, Franz Kafka, Gustave Flaubert, Henri Michaux, Gérard de Nerval, Samuel Taylor Coleridge, Denis Diderot et pas mal d’autres restent toutefois des figures tutélaires. Je raconte moins que je ne dis les choses, même s’il m’arrive de vraiment raconter. Il est beaucoup question d’identité et du rapport de l’homme au monde, du langage aussi. J’aime susciter des émotions : faire rire, faire pleurer, faire peur, intriguer…

4. Quel est votre parcours ? Comment êtes-vous devenu ce que vous êtes ? Avez-vous fait des études en rapport avec votre activité actuelle ?
J’ai rêvé de devenir écrivain vers l’âge de huit ans, j’ai commencé à écrire à douze ; depuis lors, je n’ai jamais cessé d’écrire. Par la force des choses, les études de lettres sont devenues très accessibles pour moi, mais elles sont consécutives à mon activité d’écriture.

5. Comment avez-vous commencé dans ce métier ? Avez-vous toujours travaillé dans cette activité ? Depuis combien de temps êtes-vous établi à votre compte ?
Je ne croyais pas possible d’être publié sans relations, alors je n’ai pas fait beaucoup d’efforts dans ce sens, jusqu’à ce que ma femme me dise « Quand même, avec tout le temps que tu passes à écrire, ce serait bien que tu écrives quelque chose qui soit publié ». Alors, comme évidemment elle avait raison, dans l’idée qu’il soit publié, j’ai écrit Une affaire de regard, qui a en effet été publié aux éditions du Seuil à la rentrée littéraire 2001. Il est actuellement disponible dans une version corrigée sous le titre Rien (qu’une affaire de regard), chez Quidam, mon éditeur actuel.

6. Le mot de la fin pour les lecteurs et lectrices des « Balades Rambolitaines, Confluence » … Qu’avez-vous envie de dire pour leurs donner envie de venir vous rencontrer ?
Bonne lecture, bien sûr !

7. Quels sont les moyens de vous joindre ? Quel est votre numéro de téléphone ? Votre email, votre page Facebook, votre site internet… ?
On peut me joindre facilement par les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Twitter) ou tout simplement par mon blog Hublots : http://hublots2.blogspot.com/

8. Candidat(e) pour une interview à la Radio RVE ?
Oui

Extra (questionnaire de Proust)

9. Mes auteurs favoris en prose ?
Beckett, Kafka, Flaubert

10. Mes poètes préférés ?
Michaux, Nerval, Coleridge

11. Mes héros, mes héroïnes favorites dans la fiction ?
Molloy, K, Bouvard et Pécuchet


Philippe Annocque
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Crédit photo : Philippe Annocque

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